Pourquoi une certification ?

Plusieurs constats:

  • La médiation rencontre beaucoup de succès mais elle est encore méconnue et sous utilisée.
  • Il existe une confusion et le terme de médiation, si souvent utilisé dans la presse et à l’égard du grand public, illustre la variété des pratiques et donc la difficulté pour d’éventuels utilisateurs de savoir ce qu’il peuvent attendre d’un médiateur.
  • Depuis environ 15 ans, des personnes sont formées à la médiation en France. Pourtant il existe encore des médiateurs non formés qui se voient désignés en qualité de médiateurs ou qui s’auto désignent médiateurs alors qu’ils n’en ont pas les compétences. Cela a créé dans notre pays un usage qui s’avère aujourd’hui nuisible, à savoir la nomination de médiateurs, notamment judiciaires, n’ayant pas été formés et utilisant pendant la médiation les qualités requises dans leurs anciens métiers: trancher et juger en droit pour les anciens magistrats, prendre une décision à la place des parties pour les anciens chefs d’entreprise, savoir ce qui est bon pour elles, conseiller, orienter, pour les avocats ou autres conseils, ou encore donner un avis d’expert.
  • L’avenir de la médiation dépend notamment de la qualité de la formation des médiateurs. En effet, l’utilisation du processus de médiation, la posture de tiers neutre, impartial, indépendant et sans pouvoir nécessitent une formation afin d’assurer au médiateur sa légitimité, d’offrir une garantie aux parties ayant recours à la médiation. Le manque de normes et de critères homogènes engendre incertitude et confusion. Or il existe une demande croissante de la part des utilisateurs et des prescripteurs de médiation d’une réponse claire face aux niveaux très différents des médiateurs, tant du point de vue de la formation pouvant aller de deux jours à un troisième cycle, que des pratiques.
  • Au-delà de la formation un médiateur ne peut rendre les services que les parties attendent de lui que si sa personnalité lui permet de mettre en œuvre ce qu’il a appris. Il est donc nécessaire de tester en pratique ce dont sont capables ceux qui ont été formés.

La certification des médiateurs par des tests indépendants permettant de mesurer leur connaissance et leur savoir faire est une condition nécessaire à créer la confiance des magistrats et des utilisateurs et à l’expansion du recours à la médiation.

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